Ça y est. Il y habite enfin dans cette nouvelle ville. Dans cette ville qui est belle, avec de belles montagnes autour. Il faut retourner à l’école, mais il a compris que le spectre des bonnes-sœurs était maintenant écarté. Oui, l’école n’est pas synonyme des ces femmes là. Enfin pas toutes les écoles. On lui a expliqué qu’il y avait deux sortes d’école. Les écoles publiques sans bonnes-sœurs et les écoles privées religieuses. Il ne sait pas encore ce que ça veut dire religieux, mais il sait qu’il ira à l’école publique. Il aime apprendre et donc ça lui convient. Du moins pour le moment.
Il est content car ils habitent encore dans une tour. Pas au dernier étage, c’est dommage, mais assez haut quand même, au septième. Il partage toujours sa chambre avec sa jeune sœur. Ils ont des lits superposés, lui occupe celui du haut.
Tout les samedi en fin d’après-midi, après la fin de l’école, ils montent tous dans la dauphine et partent pour la maison de campagne dont ils reviennent le dimanche soir. Pitou est toujours là-bas, pourtant ils avaient dit qu’on le ramènerait avec nous, quand on aurait déménagé. Et maintenant c’est fait. On a déménagé. À la fin de l’automne, quand il fera froid, lui a-t-on dit. Il ne comprend pas bien pourquoi on repousse. C’est long quelques mois, très très long quand on a sept ans. Sa mère ne semble pas trop avoir envie d’avoir le chat chez elle. Mais il sait qu’il n’est pas possible de discuter. Alors il prend son mal de petit garçon en patience.
