Les Mots à L'Âme.

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vendredi 23 mars 2012

D'un bout du monde à l'autre ...

Loin
Dans un ailleurs
Silence mais non indifférence
La vie court
Toujours
D'indulgence il n'est besoin
Juste d'un sourire
Le temps d'un instant
Fraction d'infini ...

vendredi 4 novembre 2011

Dans les rêves et les étoiles ...

… Avec mille pensées de toi
Je me ballade sur la fugacité du temps et des instants
Loin du monde des hommes
Bercé de musique
Une bulle de songe
Toute de toi remplie
En bandoulière

dimanche 14 août 2011

Au Matin ...

Guérie de ses vagues
l'Âme légère
De ce nouveau jour
Du lendemain impatiente
Goute la vie
Avide

vendredi 29 avril 2011

Court la vie

Souffle de vie
Don de l'oncle utérin
Âme de l'un
Arlésienne de l'autre
Ici et là
Court la vie

mercredi 22 avril 2009

Sot Égoïste

L'égoïste
Aveugle à l'autre
De son nombril
Se complait
Sot

Il blesse
Sans voir
L'Âme qui le regarde

jeudi 2 avril 2009

Bleu Capharnaüm Doux-amer

Âme bleue
du vent d'avril
En vagues rougeoyante
D'âpre volutes
D'une vie rugueuse

D'instants doux-amer
Dans l'infini
Capharnaüm

mercredi 18 février 2009

Paresse Sereine

L'ennui ignore
La paresse savoure
Laissant le temps couler
Le contemplant à l'infini
Nulle ruse

Juste à regarder
Serein

samedi 14 février 2009

Panser Pensant la Vie

Invisible
Nul effacement
Juste un temps
Pour l'âme panser
Pensant la vie

Et revenir
Rassérénée

mardi 18 novembre 2008

Ondoiements Chaotiques

D'un ordonné rien naquit un tout chaotique
Entre valses entropiques et salsas enthalpiques
Petits riens agités en ondoiements
S'assemblent pour donner vie
Dans l'éphémère incommensurable

À
des âmes vagabondes l'instant d'un soufle

dimanche 19 octobre 2008

Juste le temps ...

Âme rayonnante
De l'autre attentif
Curieux de la vie
Le cœur sensible
De l'aimer fut juste le temps

samedi 27 septembre 2008

Infrâme Vagabonde ...

D'un coin de soleil
Entre les rayons de froid
Entre bleu et vert
De quelques voiles
S'accompagnant

L'infrâme vagabonde


vendredi 29 août 2008

Pâle Petite Étincelle

Pâle petite étincelle
Égarée ici-bas
Engendra
Puis s'en retourna
Pâle petite étincelle
Au firmament des quarks photoniques

mercredi 20 août 2008

Mots Entrevus

Sur les marches de l'âme
Grimpent des mots
Qui de sens
N'ont que celui
Qu'il nous plait
À y entrevoir

lundi 11 août 2008

L'heure éternelle (10)

X

Ça y est. Il y habite enfin dans cette nouvelle ville. Dans cette ville qui est belle, avec de belles montagnes autour. Il faut retourner à l’école, mais il a compris que le spectre des bonnes-sœurs était maintenant écarté. Oui, l’école n’est pas synonyme des ces femmes là. Enfin pas toutes les écoles. On lui a expliqué qu’il y avait deux sortes d’école. Les écoles publiques sans bonnes-sœurs et les écoles privées religieuses. Il ne sait pas encore ce que ça veut dire religieux, mais il sait qu’il ira à l’école publique. Il aime apprendre et donc ça lui convient. Du moins pour le moment.

Il est content car ils habitent encore dans une tour. Pas au dernier étage, c’est dommage, mais assez haut quand même, au septième. Il partage toujours sa chambre avec sa jeune sœur. Ils ont des lits superposés, lui occupe celui du haut.

Tout les samedi en fin d’après-midi, après la fin de l’école, ils montent tous dans la dauphine et partent pour la maison de campagne dont ils reviennent le dimanche soir. Pitou est toujours là-bas, pourtant ils avaient dit qu’on le ramènerait avec nous, quand on aurait déménagé. Et maintenant c’est fait. On a déménagé. À la fin de l’automne, quand il fera froid, lui a-t-on dit. Il ne comprend pas bien pourquoi on repousse. C’est long quelques mois, très très long quand on a sept ans. Sa mère ne semble pas trop avoir envie d’avoir le chat chez elle. Mais il sait qu’il n’est pas possible de discuter. Alors il prend son mal de petit garçon en patience.

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dimanche 10 août 2008

Convection d'Irrigation

Des convections de l'âme
Jaillissent
Des geyser de mots
Rassérénée l'âme créatrice
Irrigue
De filets de mots

samedi 9 août 2008

Sentes à Rêves

Sur les sentes du temps
L'âme s'apaise
D'un sourire imaginé
Une étincelle
Sur un cœur
Ouvre à nouveau la boite à rêves

samedi 14 juin 2008

Cendres de Quarks

De ses cendres
L'âme s'évapore
Ne laissant
Sur le sol incandecent
Qu'infimes poussières
De quelques quarks

mardi 13 mai 2008

Ténébreuses Abysses

Un an un mois seize jours
Âme de ténèbres retournée aux ténèbres
Pour enfin la vie revenir
Émergeant des noires abysses
Souriez
Libres
Devenus

lundi 5 mai 2008

Alizé bleu

Sous l’alizé bleu
Un peu de fraicheur au cœur
Sur un murmure de vagues
Il rêve une vie d’ici et d’ailleurs
Où l’âme enfin repose
Un peu paisible

samedi 3 mai 2008

L'heure éternelle (9)

IX

Elle fait partie de ces gens, dont l’écriture est un don de la nature.

Ses examens validés, enceinte de cinq mois elle entreprend en guise de mémoire de rédiger l’histoire du petit autiste qu’elle a observé durant son stage. Tout y est, les observations cliniques, la prise en charge, le contexte, l’environnement de soin. Mais tout est raconté, conté même. Elle y a travaillé avec son père, son frère, qui ont relu, fait des commentaires. Ce fut un travail intense.

Lui, n’a pas eu le droit de le lire. Il n’a pas compris. Il a respecté l’intimité de cette famille aux liens forts, qui l’a accueilli. Il ne l’a donc pas lu, pas à ce moment là, du moins. Ce n’est que plusieurs années plus tard qu’il pourra gouter le plaisir de lire ce texte. 

Mais la faculté n’aime guère que l’on sorte des chemins qu’elle trace. Et un mémoire n’est pas un livre. On lui refuse son mémoire, pour lui proposer de le refaire et de le soutenir en novembre. Ils ne semblent pas avoir remarqués la grossesse, à moins qu’ils ne l’aient que trop vu. L’accouchement est prévu fin novembre début décembre …

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jeudi 1 mai 2008

Intermède atemporel

Douceur d’un temps
Intermède aux bourrasques de l’âme
Sur une terre rouge des larmes de vie
Lourde d’un fer pourtant fertile
Dans une suspension atemporelle
Songeant la destinée

samedi 26 avril 2008

Âmes blanches âmes grises

Sur de verts chemins de vie
Entre orages et ondées
Roulent les âmes égarées
Tantôt blanches tantôt grises
De rires et de larmes
Enfantes de la vie

lundi 21 avril 2008

Perles de Gaïa

Sur la ligne blanche du cœur
Roule quelques perles translucides
Et entre sombres nuées
Parfois brillent un éclat solaire
Mais où que conduise Gaïa
La densité de l’âme demeure

L'heure éternelle (8)

VIII

Le jeune garçon vient d’avoir sept ans. Ils sont les cinq, son père, sa mère, sa sœur, le bébé et lui dans la dauphine. Ils roulent depuis longtemps déjà. Ça fait déjà au moins une heure, une heure interminable, quand on a cinq et sept ans, dans un espace confiné. La route fait beaucoup de virage. On monte. La voiture grimpe sur une route tout en lacets. On passe le temps en comptant les voitures croisées.

On traverse aussi des villages, un peu comme celui où ils ont leur maison. Et dans les villages, enfin sur les routes près des villages, il y a des vaches. Et quand on croise, ou quand on double, un troupeau de vaches, en voiture, c’est assez impressionnant. Les animaux sont énormes. Ils sont plus grands que la voiture. On a l’impression parfois qu’ils foncent sur nous. Et puis paf, au dernier moment, la vache change de direction. Des fois le paysan, ou la paysanne, essaient de faire se pousser les vaches. Quand il n’y en a que trois ou quatre, ça va, mais quand c’est un grand troupeau, de dix ou quinze bêtes, ou pire, un énorme troupeau d’une grande ferme, d’une trentaine de vaches, et bien les animaux font un peu ce qu’ils veulent, même si les enfants du paysan sont là pour l’aider. Alors papa râle. Il trépigne. Il dit qu’il veut équiper la voiture d’un canon à poivre pour tirer dans le cul des vaches. Et il n’a pas l’air de rigoler en disant ça.

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L'heure éternelle (7)

VII

Des chemins entrevus, des possibles, l’homme de cinquante ans s’interroge. Avec un léger fond d’angoisse. Il a entrepris d’explorer ces différentes voies. Dans une semaine, il va prendre l’avion pour la Nouvelle-Calédonie. Ce n’est pas un départ. Enfin, pas encore. Juste une exploration.

Il s’est débrouillé pour trouver une justification professionnelle à ce voyage. Et il a même réussi à obtenir un ordre de mission de son université. Un projet de réforme en cours dans les études de santé. Alors il va aller voir, à Nouméa, si là-bas, à l’université de Nouvelle-Calédonie ils seraient intéressés par une association avec sa Faculté dans le cadre de cette réforme. Il pourrait s’occuper de la mise en place de son volet pharmacie. Pour l’heure, à Nouméa, il n’y a comme possibilité d’études en santé que la préparation aux concours de médecine, dentaire et maïeutique. La suite des études, après les concours, se fait en métropole. La réforme a prévu d’intégrer aux trois précédents la préparation au concours de pharmacie. Il a prévu d’autres rencontres aussi, avec des responsables des administrations locales. Histoire d’explorer diverses pistes pour trouver un job sur place. Au cas où. S’il décidait que là-bas est un des possibles devant être approfondi plus avant.

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samedi 22 mars 2008

Nuit prismatique

Parce que dans la nuit des mots
Brule le prisme érodant leur signifié
Là sur le bas-coté
Il reste assis
Petit chose dans l'infini dérisoire

dimanche 16 mars 2008

Goute improbable

Goute à goute
Regard flou sur la vie qui roule
Cœur gris cœur bleu
Sur la route de l'improbable
Petit chose dans l'infini dérisoire

mercredi 20 février 2008

Particules migrantes

Univers de songe
Pour quelque assemblage cordal
En migration
Sur un chemin de temps

samedi 9 février 2008

Eaux solaires suspendues ...

Par une douceur solaire
Sur les eaux lisses d'un instant de vie
A l'écart des croisées
En observation des sentes
Pour une destinée en genèse

vendredi 28 décembre 2007

D'Eyengui en destinée

Enfin délivré des rixes d'Eyengui
L'âme endolorie s'essaie entre roches et pics
Cherchant sur sa dalle cristalline quelque vain apaisement
En ces jours sombres de ténébreuses réminiscences
D'un pas hésitant vers une incertaine destinée

mardi 18 décembre 2007

L'heure éternelle (26)

XXVI

Le vieil homme marchait maintenant depuis plus de trois heures. A 90 ans, ses jambes ne le portaient plus aussi bien qu’autrefois. Mais malgré tout, il parvenait encore à grimper les sentiers pas trop raides. 2047, il était heureux d’être parvenu jusque là en aussi bonne forme. Son sac à dos, léger ne contenait qu’un sac de couchage, une thermos d’eau chaude, pour se faire du thé, quelques barres énergétiques et deux flasques de rhum.

Il montait à pas lent, en prenant appuis sur son vieux bâton de marche. Il l’avait coupé dans une forêt il y avait près de 55 ans. En fait, c’était un tout jeune arbre, qu’il avait à l’époque coupé avec l’aide de son opinel. Ce dernier était d’ailleurs également avec lui, dans son sac. Il avait 65 ans ce couteau. Il avait connu bien des paysages, bien des pays, bien des mers. Tranchant de tout, des bouts, du bois, de la viande, épluchant des légumes. Pour faire son bâton de marche, le vieil homme, alors jeune homme, avait élagué, ébourgeonné le jeune tronc. Puis, au fil des ans, il y avait gravé quelques motifs. Rien de symbolique, juste un peu d’esthétique. D’ailleurs, il riait souvent intérieurement, en songeant à quelque archéologue du futur cherchant à décrypter la mystérieuse symbolique de ce qui semblait avoir été un bâton de marche, à en croire l’usure d’une des extrémités et la trace encore visible de la prise vers l’autre extrémité, justement sous ses fameuses gravures.

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L'heure éternelle (25-bis)

XXV bis

En ce jour de mai 2013, une certaine douceur de fin de printemps réchauffait l’atmosphère. Sur la terrasse, devant la pelouse, sa petite fille, à 14 mois faisait ses premiers pas toute seule. Lui était assis dans un fauteuil de bois, sous la pergola. Il les observait, toutes les trois, sa femme, sa fille, et sa petite-fille marchant maladroitement, d’un pas lent et incertain en quittant les bras de sa mamie, prenant de la vitesse et se laissant presque tomber en atteignant ceux de sa jeune maman.

Il leur avait fallut du temps. La parenthèse, ouverte en 2005, ne c’était pas refermé. Elle avait muée, pour devenir une nouvelle rencontre de leurs êtres. Ç’avait été eux, mais c’était deux nouvelles personnes qui avait appris à faire connaissance l’une de l’autre.

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L'heure éternelle (25)

XXV

En ce jour de mai 2013, une certaine douceur de fin d’automne réchauffait l’atmosphère. L’Exordre, un petit, mais solide voilier de 12 mètres filait paisiblement ses six nœuds, sur une mer calme. Il faisait route pour Nouméa. Après le passage du cap Horn, quelques semaines plus tôt, il avait essuyé plusieurs dépressions, dont une un peu plus sévère que les autres. Rien d’exceptionnel, mais le bateau comme son skipper avaient été soumis à un effort intense.

Huit mois qu’ils étaient partis de Nouméa, lui et l’Exordre. Pour ce fameux tour du monde à l’envers, en solitaire, contre les vents et les courants. Ça n’avait rien d’un exploit. Certains en avaient fait un périple mythique, un thème de course. Grand bien leur face. On était plus à l’époque de Moitessier. Aujourd’hui on reçoit la météo tous les jours à bort, avec l’Internet par satellite. Galileo permet d’obtenir une position en longitude et en latitude au mètre près. La route se programme et se trace sur l’écran de l’ordinateur de bord. Rien de très sportif dans tout cela.

Mais huit mois, seul avec soi-même, avec l’océan majestueux, ça, c’était quelque chose. Nul courage pour cela. Juste une forme d’ascèse. Un renoncement au contact des humains, au profit d’une jouissance exclusive des éléments et de la technologie pour soi seul. Une rencontre d’un, des forces de la nature et de la puissance de la créativité humaine. Une alchimie unique de trois éléments en une improbable rencontre.  

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lundi 17 décembre 2007

L'eau brumeuse

Rêve en bout de ligne
Sur le chemin de l'incertain
Un pinceau en main
Des couleurs de sable
Sur l'eau brumeuse
De sublimation

dimanche 16 décembre 2007

Bravade entropique

Aveuglée de lumière cruelle dans la brume onirique
L'âme névralgique en chemin égaré trésaille
Émergeant des ombres léthargiques
Un instant se pose en relâchement
Pour un jour de plus braver l'entropie
D'un pas malhabile de stase en destinée

dimanche 9 décembre 2007

Entre stase et vie

Dans le jour vite éteint
Âme et cœur voguant au grès des traces mémorielles
Le regard se porte tantôt devant tantôt derrière
Un moment brulant de silence
L'instant suivant adoucis
D'un pas incertain
Entre stase et vie

samedi 8 décembre 2007

L'heure éternelle (6)

VI

Ce jour là, il sortait d’examen. Devant la porte de la fac, un timide sourire aux lèvres, la tête légèrement baissée, le regard dans sa direction, elle était là. Elle l’attendait. Depuis plusieurs semaines, il était retourné habiter dans son studio de poupées. Il faut dire que lui et les examens ça faisait deux. Et qu’aussi, sa gestion du stress, n’était pas optimale. Alors, quand elle avait montré des signes d’agacement, ses automatismes avaient pris le dessus, et lui la fuite.

La fin de l’été, revenus du Var, avait été douce, entre ballades dans les champs et explorations l’un de l’autre. Il l’avait questionnée, lui demandant ce qui l’avait assombrie sur la route du retour. Elle finit par lui parler de son père à elle, de la maladie de ce dernier, de son angoisse au regard de cette maladie. Ce ne fut qu’au bout de quelques années, qu’il comprit la réalité, et encore de nombreuses années plus tard qu’il sut, d’elle, la réalité.

Ils parlèrent beaucoup, de leurs vies, de leurs parents, de leurs tourments, chacun s’appropriant l’autre, petit à petit. Ils apprirent à ranger les objets aux mêmes endroits, à partager les mêmes ustensiles. Les jours d’automnes, raccourcissant entre pluies et soleil s’écoulèrent agréablement. Il ressentait une sérénité rare. Une sérénité, qu’en fait, il ne se souvenait pas d’avoir connu.

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mardi 4 décembre 2007

L'heure éternelle (5)

V

Il s’est passé beaucoup de choses en 1962 et en 1963. Après le retour de son père, ils ont encore changé de logement. Maintenant, ils habitent tout en haut d’une grande tour. Enfin presque, il est un peu déçu, parce qu’il y a onze étages, et que eux, ils n’habitent qu’au neuvième. Mais c’est quand même bien. Parce que l’on voit loin.

L’école maternelle, il est en grande section maintenant, c’est un grand, est juste à coté de leur tour. Il a le droit d’y aller tout seul, avec sa petite sœur qu’il tient par la main. En ce temps là, la tour est à la limite de la grande ville où ils habitent. Il n’y a pas beaucoup de voitures. Il n’y a pratiquement pas de télé non plus, alors, les méchants, on n’en parle pas. La vie semble quiète pour tous.

La maîtresse, n’est pas une religieuse. C’est super, et puis elle est sympa. Elle ne force pas à apprendre, alors c’est génial, parce que du coup on peut apprendre plein de choses, comme les lettres qui forment les mots, où encore les chiffres pour pouvoir compter.

Un jour, ils montent dans leur voiture, une Dauphine que son père à racheté d’occasion à une connaissance de sa Mamée. Une voiture qui vient d’Algérie, une des rares en faite. Quand son père est revenu, il n’a pas pu emmener celle qu’ils avaient là-bas, c’était une Quatre Chevaux. Dans cette voiture, la Dauphine, ils sont en route vers une destination dont l’homme de cinquante ans ne se souvient plus, probablement la campagne. Il est assis, à l’arrière de la voiture, avec sa petite sœur. À cette époque ils ne sont encore que quatre, deux adultes et deux enfants. Un homme, une femme, et un garçon, une fille. Ils viennent de se disputer, une fois de plus, et se sont fait houspiller par leurs parents. Alors, à voix basse, il dit à sa sœur « ne t’en fait pas, quand on sera grand, et que eux seront redevenus petit, ils ne pourront plus nous gronder, se sera nous qui seront les parents. ». L’équation était simple. Il voyait le monde familial comme une sorte de bascule, à l’image de l’univers en expansion avant d’entamer sa future contraction. Les grands-parents, et bien il n’avait pas encore bien intégré ce concept. Mais l’arrivée prochaine d’un petit frère, allait le conduire à revoir sa cosmogonie familiale personnelle.

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lundi 3 décembre 2007

Tempête expansée

Volutes noires du ciel de l'âme
Esthétique tempête
Point chaud au creux de la poitrine
Expansé de mille aiguilles glacées

samedi 17 novembre 2007

Neige de cœur en convection

Soleil blanc de neige rouge sur l'herbe noire
Indiscipline des sens en convection au cœur de l'âme
L'humide vision alterne de paix apparente
Ciel noir de neige blanche sur l'herbe rouge
D'absence invisible en présence ténébreuse
D'avoir insaisissable en manque convulsif
Cœur rouge de neige noire sur l'herbe blanche

jeudi 15 novembre 2007

Des mots assemblés en peintures

D'une machinerie étrange sort des mots assemblés
De sens pour l'un folâtre pour l'autre
Pensée traduite en peinture de mots
Pour les maux à l'âme

mercredi 7 novembre 2007

Âmes assemblées

Êtres de pensées en chemins d'électrons
Leurs enveloppes de chair et de sang réunies   
Ensemble attablés les mots fusèrent de mille éclats
Apaisant les cœurs et les âmes sœurs enfin rassemblées

vendredi 26 octobre 2007

Hiberâme

D'une paix apparente l'âme endormie s'endort dans la nuit de sa psyché
D'un instant de veille apparente l'âme endormie somnole de collines en vallons 
D'une heure l'autre d'un jour l'autre l'âme endormie plane entre songes et miroirs
Le temps immuable s'égrène l'âme endormie devenue hiberâme

lundi 15 octobre 2007

Refuge onirique.

De son refuge onirique 
L'âme extirpée
Le jour nouveau
Se doit d'affronter

dimanche 7 octobre 2007

L'heure éternelle (4)

IV

Il vient de rentrer d’un voyage au bout du monde. Une plongée au cœur d’un espace sauvage, rugueux. Il n’était pas seul, mais dans un ailleurs, loin du quotidien. Loin d’une certaine réalité. Le retour fut rude. Trente-six heures d’avion, d’attente, de voiture. Onze heures de décalage horaire.

Les premiers jours, il se repose, reprend le fil du temps ordinaire. Le ciel est gris. Son âme aussi est grise. Il vit avec une sorte d’étreinte, qu’il ressent physiquement. Peu à peu il se sent glisser. Il attrape bien quelques branches éparses. Mais elles sont fragiles, à son image. Il s’est mis à raconter son dernier périple. Merveille des temps modernes, il n’est plus besoins d’être édité pour être lu. Quelques cristaux de magnétite bien agencés sur le disque dur d’un ordinateur quelque part dans le cyberespace, et l’aventure de l’un est accessible à tous. Il récolte ses framboises, en fait de la gelée. Et la glissade se poursuit. Inexorable. Le clavier aussi fini par lui échapper. De l’extérieur, un grand silence. En son fort intérieur, l’aspiration dans un tourbillon. Une apparence de vide sans fond. Là-bas, dans le pays qu’il est allé voir, il a gravit des volcans. Dans le cratère de l’un d’eux, il a surplombé de quelques pas la bouche béante, soufrée, d’une fumerole. Le jaune solaire, crépusculaire, nimbé de brume, a une fraction de seconde exercé une attraction magnétique sur lui. Matrice refuge. Refuge de l’éternité. Mais la fraction de seconde ne fut qu’infime. Pour cette fois.

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lundi 24 septembre 2007

Jardin sauvage.

Espace en jachère entre abandon et sauvage à l'image des âmes
Paix de l'instant entre fraicheur du souffle d'air et chaleur du rayon de soleil

Temps suspendu entre bourrasques et flots tranquilles
De silence et de sang sur les routes incertaines du destin

samedi 15 septembre 2007

Songes d'avant et de demain

Sur les sentes de la psyché
Cheminant entre ombres et brumes

Parfois éclairé d'une vague lueur
Anesthésiés de froid brouillards
De songes d'avant et de demain
Les pas se tracent

mercredi 5 septembre 2007

Horizon blafard

Temps sans fin
D'ici et là

Sur l'horizon blafard
Une lueur ténue
A la recherche du sens
D'improbables apaisements

dimanche 26 août 2007

L'heure éternelle (3)

III

En ce jour de fin d’été, ou d’automne, c’était en 1961, l’heure de la fin, pour les français d’Algérie approchait à grand pas. La messe n’était pas encore dite, mais son père, étudiant en mathématique à la faculté d’Alger, avait compris l’inéluctable. Trop de morts, trop d’horreurs, trop d’occasions manquées, il n’y aurait pas de marche arrière, malgré la victoire militaire.

L’excitation du petit garçon de quatre ans était à son comble. Devant lui, la grande machine grise. Cette fameuse caravelle. Orgueil de la France on lui avait dit. Symbole de la renaissance technologique. Il ne comprenait pas tout, mais il sentait bien que cet objet avait quelque chose de magique. Jusque là, chaque fois qu’il l’avait vu, c’était avec un soupçon d’angoisse, celle que l’objet volant lui enlève sa Mamée sans la lui rendre. Mais ce jour là était un jour différent. Ce jour là, c’est lui, le petit garçon, qui devait monter dans la grande machine. Ce jour là, c’est lui, qui allait s’envoler pour ce lieu mythique, qui allait se rendre en France.

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samedi 25 août 2007

Platitude lacustre

Cœur de feu
D'un tourbillon sans fond

Inexorablement aspiré
Étrange émergence
En platitude lacustre
Tourments apaisés

jeudi 23 août 2007

Intégrité stasique

D'un rien l'âme rebondit
Une pale lueur lui suffit

Pour restituer la stase quarksique 
Un temps ébranlée

mercredi 22 août 2007

Délivrance quarksique

Rivage noir atteint
L'âme se rétracte

Pour la dispersion quarksique 
Enfin délivrance ...

samedi 18 août 2007

Abysses

Eaux sombres des abysses
Happée l'âme sombre vers les noirs infinis

Étreint de pression
Le voile acide se referme

jeudi 16 août 2007

Ténue aténébrure

D'une promesse de rencontre le jour apaisé se lève
Pour quelques heures quelques jours le voile s'entrouvre

De l'infini du limbe quiet pointe une lueur
Affres repoussées un soupçon d'instants.

lundi 13 août 2007

Injuste sommeil

La nuit voit son regard s'éteindre
Une apparente paix de l'oubli enveloppant ses traits

Les piques et les brouillards nocturnes le happe

Lui disant l'inexistence de la quiétude
Le sombre éblouissement du matin arrive
L'enchainant dans la fausse liberté du petit jour 

dimanche 22 juillet 2007

L'heure éternelle (2)

II

Juillet 1983, cette année là, l'été était chaud. Lui, étudiant en pharmacie, avait comme job d'été un boulot de laborantin au CHU de sa ville.

Elle, étudiante en psychologie profitait de ses vacances.

Rien dans leur histoire à chacun ne semblait susceptible de faire se croiser leur route. Mais les apparences sont parfois trompeuses.

Après les tribulations de sa petite enfance, il avait vécu l'essentiel de sa jeunesse dans une petite ville de moyenne montagne. Tous les jeunes gens de son âge se connaissaient plus ou moins. Transposés à la capitale régionale, la ville universitaire du coin, ils y formaient naturellement une communauté assez solidaire. Et de fait, ces liens se trouvaient assez solide pour transcender les clivages disciplinaires habituels aux facultés.

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vendredi 20 juillet 2007

Lumière d'un soir ...

De vent s'en est aller derrière les cimes.
Blanc de lumière emplie vagabonde son âme.
Chassez tristesse l'infini est à elle.
Son sourire sur vous suivra vos pas.
Souriez,
Pour elle.

dimanche 15 juillet 2007

Fut, futile, futurité

Devant l'âme dépenaillée, le regard rude fait sombrer la réalité.
Cœur sec des larmes perdues avancé sans fin sans horizon.
Lueur fugace d'un instant d'espoir proscrit de la raison.
De quarks et de photons un devenir bientôt de liberté.

samedi 7 juillet 2007

L'heure éternelle (1)

I

Prenant la fuite, il se mit à courir de façon éperdue. Là, sur l’instant, il ne s’était rendu compte de rien. Pourtant il était sensé savoir que le terrain était dangereux. De nombreuse fois déjà il s’en était approché. Se brulant les doigts. Mais inlassablement il y revenait. Cette fois encore, la morsure fut vive. Les flammes emprisonnèrent son cœur. Une étreinte douloureuse lui vrilla l’estomac. Devant la douleur, il ne put que reculer, s’enfuir, chercher à nouveau refuge au plus profond de son être.

Un sombre brouillard l’enveloppait maintenant. C’est en aveugle qu’il avançait, sans voir le sol. Un sol mou, vibrant légèrement, présentant ici et là des aspérités le faisant par moment trébucher. Mais peu à peu le brouillard sombre se muait en brume lumineuse, aveuglante, douloureuse pour les yeux …

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vendredi 6 juillet 2007

L'ire pluvieuse

De larmes
gouttes à gouttes
le regard se voile
et les joues brillent
sans fin
sans faim
se perd dans l’ire
répandu de son sein

mercredi 4 juillet 2007

Le dire incertain ...

Rouge est le bleu de l’âme enchainée à travers les blanches prairies de l’esprit sans cesse en quête de l’infini.
Le noir humide brillant de mille éclats au coin de l’orange des yeux dans un impossible improbable néant.
De silence l’onde courant les cimes s’abime dénudant de leur sens les mots qui si peu relient les riens d’un instant.